Être ou ne pas être…

Être…

On demande souvent :  » C’est quoi « Être » ? »  » Comment on fait pour Être » ?

On a du mal à se détacher du mode d’emploi : comment faire?… c’est du faire.

Mais Être, c’est quoi ?

On pourrait dire… « bien des choses, en somme »:

Filial:  se réjouir d’être né,

Déterminé : savoir qu’on va quelque part,

Libre : choisir et décider,

Paradoxal : s’enrichir de ses deuils,

Réaliste :s’enraciner dans un vie qui  finit par prendre le pas sur la mort ( toujours),

Humble : se laisser aimer,

Enfantin : s’émerveiller,

Convivial: célébrer.

 

Compléter la liste avec tous poètes, religieux,  écrivains, psychologues, philosophes, et autres hommes de foi, sacrée ou profane.

 

*

On peut dire aussi que Être, c’est contagieux.

Que l’on peut Être en s’approchant de quelqu’un qui Est.

Citons par exemple et en vrac :

-les bébés et les enfants quand ils ne sont pas devant des écrans ou en train de chercher à « avoir ».

– les gens qui souffrent ( pas seulement ceux qui disent qu’ils souffrent).

– ceux qui n’ont  pas ou peu : de parole, de richesse, de place… et qu’ils aspirent consciemment ou pas à la justice.

– les   ( vrais) humbles, les rayonnants discrets, les forts au service des faibles, les ( vrais) souriants…

–  les réelles  « bonnes mères » : ces femmes ou ces hommes, qui n’ont pas forcément d’enfants, qui sont jeunes ou vieux, intellectuels ou manuels et qui n’ont dans la bouche que des paroles de paix, de réconfort et d’amour. Qui ne jugent jamais, et voient le bon côté des choses. Ces gens auprès de qui on se sent léger, paisible, confiant. Qui se laissent traverser par la vie, et donnent autour d’eux aussi simplement que le pommier donne des pommes.

 

*

L’Être disparaît au contraire dans l’abus de pouvoir, le contrôle, la vengeance et la violence.

*

On est quand on naît, quand on accouche, quand on aime, quand on se risque et quand on meurt.

*

Qu’il soit à l’Orient ( c’est  là que le soleil se lève) et nous évite d’être « désorienté » ou au Nord que la boussole nous indique et qu’on en veut pas perdre, l’Être  nous réunit dans un absolu qui libère de l’avoir et du faire.

 

Christophe Marx

Septembre 2017

 

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