L’évaluation du thérapeute en AT

D’APRÈS LES STANDARDS DE L’EATA

Grille d’évaluation de l’examen oral en psychothérapie EATA 2001

Pour chaque item, les notes vont de 5 (excellent) à 1 (insuffisant)

A. Identité personnelle et professionnelle.

Capacité à décrire ses croyances idéologiques et à les relier aux positions philosophiques de l’AT, en intégrant l’implication des identités culturelles, raciales et sociales et leur importance dans l’évaluation, le contrat , le travail et la relation thérapeutique.

5 : Conscience de sa propre identité sociale et culturelle, celle du client et de l’implication possible dans le travail thérapeutique, incluant l’importance des différences. Clairement relié à des positions philosophiques
3 : Une certaine conscience de l’identité culturelle, sociale et raciale et de la différence dans la relation thérapeutique
1 : Peu ou pas de conscience de l’importance des facteurs culturels, sociaux ou raciaux

B- Aptitude à établir et à maintenir une relation OK + OK +

5 : Relation compétente et efficace, incluant la compréhension de processus cachés ( c’est à dire jeu et transactions dans le cadre du transfert et du contre transfert) et la complexité de la relation thérapeutique
3- Contact empathique et efficace avec le client. Une certaine compréhension de la dynamique de la relation, et démonstration appropriée de puissance, permission et protection.
1- Relation insuffisamment empathique, et faible compréhension de la complexité de la relation thérapeutique

C- Théorie :

capacité à conceptualiser la psychothérapie en termes d’AT

5 : Peut discuter sur la théorie de l’AT, en intégrant différents points de vue et approches variées, aussi bien que les développement récents
3 : Connaissance de plusieurs des principales approches en AT
1 : Connaissance insuffisante – ou seulement une seule approche

D- Intégration dans la pratique d’analyse transactionnelle :

capacité à discuter d’un éventail d’options thérapeutiques, et aptitude à soutenir la stratégie choisie :
5 : Mise en relation entre la théorie et la pratique dans une discussion flexible et en profondeur
3 : Peut discuter une pratique en rapport avec la théorie. Fait quelques références à différentes options
1 : Faible capacité à relier la théorie à la pratique

E : Clarté dans l’évaluation du client

5 : Evalue finement la situation, et les problèmes
3 : Perçoit les problèmes, mais n’est pas au clair avec leur signification
1 : N’est pas conscient des principaux aspects du problème

F : Contrats et direction dans le traitement

5 : Objectifs partagés appropriés et contrats de traitement clairement reliés à la direction générale du traitement, aux interventions, et aux implications du contexte thérapeutiques ( modalités, durée, fréquence, obligations légales )
3 : Objectifs partagés et contrats de traitement appropriés mais pas reliés à la direction du traitement ni aux interventions. OU BIEN mise en évidence d’un mouvement thérapeutique mais pas de contrat négocié. Une certaine conscience des implications du contexte thérapeutique.
1 : Pas de but clair, ni de contrat de traitement. Peu d’intervention indiquée, ou pas de direction dans le traitement. Faible conscience de l’importance du contexte thérapeutique.

G: Puissance et créativité :

aptitude à discuter ses interventions dans le contexte de la relation, du contrat et de l’étape du traitement. Aptitude à contrôler l’effet de ses interventions sur le client, et à y répondre .

5 : La plupart des interventions atteignent leur but. Le thérapeute repère l’effet de ses interventions, et y réagit de façon appropriée
3 : Les interventions sont modérément efficaces. Le thérapeute est parfois sur la même longueur d’onde de la réponse du client à ses interventions.
1 : Les interventions sont inefficaces ou contre-productives. Le thérapeute est à côté de la plaque où se trouve le client.

H : Professionnalisme

5 : Est conscient des privilèges et des limites de son rôle, et se réfère clairement à des principes éthiques.
3 : A une certaine conscience de ses privilèges et de ses limites, mais se réfère néanmoins clairement à des principes éthiques.
1 : N’a pas conscience de ses limites, et ne se réfère pas à des principes éthiques.

I: Capacité d’auto-observation

5 : Forte conscience et bonne compréhension de son propre processus et de son impact sur la relation thérapeutique.
3 : Une certaine conscience et une certaine compréhension de son propre processus et de son impact sur la relation thérapeutique
1 : Faible conscience et compréhension limitée de son propre processus et de son impact sur la relation thérapeutique

J: Note générale :

aptitude à démontrer une compréhension et une pratique de la relation thérapeutique en utilisant les concepts d’AT
5 : Pratique éthique, efficace et basée sur la théorie de l’AT, en harmonie avec le contexte
3 : Une certaine compétence dans la théorie et la pratique.
1 : Faible compétence à utiliser l’AT.

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