Regrets et nostalgie… Dr Christophe Marx- Mars 2012

Sheila chantait dans les années soixante  ” L’école est finie”.
Extrait :” J’ai 17 ans, et des yeux d’ange.Tu as 18 ans, mais tu en fais 19 ! C’est ça la chance ! ”
Une article  trouvé dans une revue pour adolescentes:
” Comment te maquiller pour paraître  plus vieille que ton âge !”
Notre sourire, doux-amer, se fige.
Regrettons – nous ce temps ? Il était plein de promesses, mais combien ont été tenues ?
Finalement, qu’est-ce qui est vraiment important ?

Récemment,  est paru le livre d’une infirmière australienne Bronnie Ware, spécialisée en soins palliatifs,  qui rapporte les 5  regrets les plus fréquemment évoqués par les  personnes mourantes.

1- J’aurais aimé avoir le courage de vivre ma vie par moi-même, pas la vie que les autres voulaient que je vive.
« C’est le regret le plus commun à tous. Quand les gens réalisent que leur vie est derrière eux et qu’ils regardent avec clarté leur passé, ils voient  qu’ils n’ont pas rempli leurs rêves. La plupart des gens n’ont pas honoré la moitié de leurs rêves. Certains  doivent mourir en sachant que c’est  en raison des choix qu’ils ont faits. Très peu se rendent compte, avant de l’avoir perdue, de la liberté qu’apporte la santé. »

2 – J’aurais aimé ne pas travailler si dur.
« Ce regret a été émis par tous les hommes dont je me suis occupé. Ils ont manqué la jeunesse de leurs enfants et la compagnie de leur partenaire. Les femmes aussi expriment ce regret, mais la plupart étaient d’une ancienne génération, beaucoup d’entre elles n’avaient pas la charge financière du foyer. Tous les hommes dont je me suis occupé regrettaient profondément d’avoir passé tant de temps de leur vie à une existence consacrée au travail.

3 – J’aurais aimé avoir le courage d’exprimer mes sentiments.
« Beaucoup de gens répriment leurs sentiments pour préserver la paix avec les autres. Ils s’installent dans une existence médiocre et ne deviennent jamais ce qu’ils sont réellement capable de devenir. Beaucoup finissent par développer des maladies relatives à leur amertume et au ressentiment qu’ils portent. »

4- J’aurais aimé rester en contact avec mes amis.
« Jusqu’aux dernieres semaines avant leur mort, ils ne voulaient souvent pas réellement réaliser tout le bienfait d’avoir des vieux amis. Il n’était plus possible de retrouver la trace de ses vieux amis. Beaucoup des mourants avaient été si pris dans leur vie qu’ils avaient laissé des amitiés en or se dissoudre dans les années. Il y avait beaucoup de profonds regrets de ne pas avoir consacré aux relations amicales le temps et les efforts qu’elles méritaient. Les amis manquent à tout ceux qui meurent. »

5- J’aurais aimé m’autoriser à être plus heureux.
« C’est une supprise commune. Beaucoup n’avaient pas réalisé avant la mort que le bonheur est un choix. Ils sont restés figés dans des vieux schémas et habitudes.
Le soi disant « confort » conventionnel avait recouvert leurs émotions aussi bien que leur vie physique. La peur du changement les avait persuadé  qu’ils étaient satisfaits, quand, profondément au fond d’eux-mêmes ils désiraient en fait rire à fond et faire encore des bêtises dans leur vie. »

Philosophie de bazar ou sagesse éternelle  ?
On se demande souvent quoi dire à ceux qui vont mourir.
Et s’il fallait seulement les écouter ?

Dr Christophe Marx

Mars  2012

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