Q: Question, Quolibets

Question

Il faut apprendre à en poser le moins possible, quand on ne peut pas faire autrement. Ecoutez-vous, il est probable que 9 fois sur dix, vous abordez votre patient par une question. Et vous voulez vraiment qu’il se sente détendu et en confiance avec vous ? Lorsque le patient commence à parler, le médecin lui coupe la parole pour lui poser une question au bout de 38 secondes en moyenne.
Mais que dire alors, si l’on ne pose pas de question ?
On peut écouter en silence (le patient pourra alors vraiment dire ce qui lui tient à coeur) ou on peut reformuler ( Cf. la FAQ réponse N° 7).
Sachez aussi vous abstenir de répondre à des questions qu’on ne vous a pas posé (exemple : « je me demande si ça peut être grave » a l’air d’être une question, mais n’en n’est pas une). Le patient SE demande…)
Poser une question à quelqu’un, c’est lui demander de nous donner quelque chose… la réponse à cette question.
Mieux vaut s’abstenir de poser des questions à celui qu’on veut aider à parler. Mieux vaut reformuler ( « Vous allez mal en ce moment  » plutôt que  » Pourquoi allez-vous mal « )
Les occidentaux sont drogués à la séquence question-réponse : et si l’espace entre la question et la réponse était plus fécond que la réponse elle-même ?
Et si c’était juste la question qui valait le coup ?

Quolibets

Un mot désuet pour désigner les moqueries souvent humiliantes utilisées sans modération dans les groupes d’adolescents.
Ces « vannes » méchantes ne font rire que le railleur et le public ( c’est d’ailleurs le seul but de ce jeu bête et méchant).
La personne visée est blessée, rit aussi, pour faire bonne figure. Mais qui dira les dégâts de ces enfantines « facéties ».
Pas les adultes en tout cas, qui dans un mimétisme adolescentrique navrant copient entre eux ce type de rapports, et osent appeler cela de l’humour !

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