S: Sauveteur, Spontanéité

Sauveteur

Le Sauveteur ne fait que se donner à voir comme aidant, mais ne l’est pas réellement.
Il fait plus de 50 % du chemin, n’attend pas d’avoir un contrat clair, et continue de donner même quand il s’aperçoit qu’il n’est pas efficace.
Il apporte une aide qui encombre et stérilise.
Il se retrouve finalement Victime, parfois Persécuteur.
Le Sauveteur, la Victime, et le Persécuteur sont les trois rôles du triangle Dramatique de Karpman.

Spontanéité

Ce terme décrit la façon dont une action est menée : en toute liberté, sans pression d’aucune sorte, et à partir de l’Etat du Moi Enfant Libre.La spontanéité est souvent confondue avec la compulsion : ‘ Je n’ai pas pu m’empêcher de lui dire, c’est sorti, comme ça, spontanément… » Cette pression intérieure qui fait que justement, la personne n’est pas libre de choisir, mais qu’elle subit l’acte au lieu de le poser n’a rien à voir avec le beau terme de spontanéité : c’est la sombre compulsion qui s’impose ici. Malheur et tristesse pour celui qui confondra les deux !

Silence

Le silence est un message ambigü : miroir sur lequel l’interlocuteur vient projeter ses propres affects.
Se sent-il coupable, qu’il qualifiera votre silence de culpabilisant. S’il se sent ridicule, votre silence lui semblera moqueur.
Et s’il se sent abandonné, votre silence « confirmera » votre désintérêt.
Savoir utiliser le silence dans la relation d’aide nécessite une formation. Sauf s’il constitue 98% des interventions du thérapeute : dans ce cas, il suffit juste de ne pas dire trop de bêtises dans les 2% qui restent !

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